Laboratoire IASaaSNext.jsSupabaseFounder

Craftish

Mon laboratoire IA, devenu un SaaS de qualification de leads B2B : un profil LinkedIn collé, un verdict et un message d'approche en 30 secondes. Construit seul, puis arrêté en connaissance de cause.

Screenshot Craftish

Le contexte

Craftish est né comme un laboratoire : un terrain pour tester les technologies IA sur un vrai produit, de bout en bout. Dans le produit lui-même, et dans la façon de le construire, entièrement en développement assisté par IA. Le cas d'usage choisi : un indépendant qui prospecte perd des heures sur LinkedIn pour savoir si un contact vaut le coup. L'idée était de réduire ça à un geste : coller un profil, obtenir un verdict clair (vert, orange ou rouge) et un message d'approche prêt à envoyer.

Ce que j'ai fait

  • Conception produit et architecture, du PRD aux specs UX, découpées en 13 epics
  • Développement assisté par IA de bout en bout : des agents de code encadrés par une méthode structurée (BMAD : PRD, architecture, epics, stories), avec tests et build validés à chaque story
  • Application Next.js (TypeScript strict) avec Supabase pour l'authentification, la base de données et la sécurité au niveau des lignes (RLS)
  • Enrichissement multi-sources (LinkedIn, Apollo.io, Google) et scoring orchestrés par n8n, avec Grok (xAI) pour l'analyse et la rédaction des messages
  • Morning Brief quotidien, pipeline Kanban en glisser-déposer et coach IA qui analyse les résultats
  • Conformité RGPD : droit à l'effacement et opt-out des contacts
  • Interface en 4 langues (français, anglais, allemand, espagnol)
  • Plus de 720 tests automatisés, application conteneurisée avec ses manifestes Kubernetes

Pourquoi je l'ai arrêté

Le MVP était complet. Deux constats m'ont fait m'arrêter :

  • Une dépendance trop forte à LinkedIn. L'accès aux données côté LinkedIn posait problème, et tout le produit reposait sur une plateforme que je ne maîtrisais pas. Un business trop fragile.
  • Une valeur pas encore prouvée. En l'auditant, j'ai vu que le scoring appliquait surtout des règles fixes, et rien ne montrait qu'il aidait vraiment à mieux prospecter.

Plutôt que de lancer un produit fragile dont je ne pouvais pas garantir la valeur, j'ai préféré m'arrêter. Comme laboratoire, il a rempli son rôle.

Ce que j'en retiens

  • Livrer vite, c'est la partie facile. Prouver que ça sert, c'est le vrai travail : il faut mesurer dès le premier jour.
  • Un business bâti sur la plateforme d'un autre vit à la merci de ses règles. Je vérifie maintenant cette dépendance avant d'écrire une ligne de code.
  • Un produit "complet" n'est pas un produit utile. Je le dis à chaque fondateur avant de commencer.

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